En hommage au Corps Expéditionnaire français

Les anciennes lycéennes qui ont participé à la défense de la France
samedi 16 mars 2019

« Pour que celles des Alysgotes qui, comme moi (écrit Sylvia DURIEUX) ont participé à la Défense de Notre France puissent ne pas être oubliées »

Nous évoquerons ou laisserons parler Celles de nos Amies qui ont choisi, pendant la Guerre de 1939 à 1945, d’offrir leur Jeunesse et leur Vie même pour que la France vive LIBRE.

Tout d’abord, nous aurons une pensée très émue pour Notre Très Grande Amie, Madame Suzanne PRIMISLAS-LALLEMENT, qui vient de nous quitter et qui, dans le Bulletin, n°5 (année 1989), nous faisait partager des instants de sa vie d’AMBULANCIÈRE, au sein du Corps Expéditionnaire Français. Je pensais qu’elle serait encore parmi nous quand paraîtrait ce Bulletin… mais !!!.....

(On remarquera sur la photo ci-dessous qu’elle avait une main toujours gantée, due, peut-être, à une blessure de guerre - mais elle n’en a jamais parlé)

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Madame PRIMISLAS-LALLEMENT, née en 1901 et Elève du Lycée de Jeunes Filles de 1908 à 1915, écrivait :

« A mon retour de Tunisie, je suis allée à TOULON "chez mon ex-petit Captain des Ambulances" depuis la Tunisie jusqu’en Lorraine… Après Melchior, je suis passée sous le commandement de Jane de LESPÉE rattachée à la 1ère Division Blindée, commandée par le Général du VIGIER. Là, ce fut la campagne d’ALSACE avec son froid cruel -33°, puis le passage du RHIN, l’accès au DANUBE – et pour moi, une mission à BERLIN avec l’énorme aérodrome de TEMPELHOF. Je viens de lire un beau recueil de souvenirs d’une petite Anita de LESLIE (nièce de CHURCHILL) qui a servi avec Jane de LESPÉE… J’y retrouvais les photos connues de cette route vers l’Est et les images de mes amies Solange de La BROSSE, nièce du Général du VIGIER, Suzon de BELLEFOND et sa petite coéquipière, MIMI, les deux petites sœurs LECOQ (filles du Général LECOQ) fusillées à bord de leur ambulance pleine de blessés allemands. Je déjeunais avec elles, la veille, dans une popotte féminine…

« J’ai eu la visite de Melle Le commandant Nicole de BRIGNAC. Elle fut mon Chef de Section à ALGER puis en TUNISIE(1943) et, plus tard, après une grande blessure, eut sous ses ordres 25 000 personnes de l’Armée de tous les groupes féminins. Je l’admire beaucoup… J’aimerais avoir le livre du Professeur GOINARD de la faculté de Médecine d’ALGER qui a été notre professeur à la préparation (janvier 1943)… J’ai été heureuse de revoir , Marguerite WARNERY, compagne-ambulancière en 1944 (née en 1928, ancienne élève de Gsell de 1933 à 1938 et Alysgote)…

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« Ce sera pour moi un autre anniversaire, celui du Débarquement en Provence, Plage de la Nartelle, à minuit, avec quelle émotion en retrouvant la terre de France, près de 3 ans après..

« Nous allions, le lendemain, au Mourillon, sur une péniche qui rassemblait une trentaine de personnes, dont les hommes étaient les anciens du 5ème Chasseurs d’Afrique (Alger) : Colonel ROUVILLOIS. J’y retrouvais deux autres ambulancières dont l’une Malvina DORR rencontrée en Alsace, au cours d’une mission dans la neige et un froid polaire.. J’espère encore revoir une autre ambulancière de 1944, Geneviève BAUDIN qui est devenue un peintre connu surtout en Amérique. Elle était à cette époque une petite Gicky de 20 ans… Ce matin, j’ai aussi Yvette NOËL à déjeuner. Elle fut ambulancière en 1944 et a obtenu la Médaille d’Or des Épidémies

« Ce soir, je vais à la campagne chez mon amie Anne BAILLY-SALINS. Elle a longtemps habité CHĀTEAU-NEUF le Rouge, une grande demeure sur la route de Nice où durant la guerre, 4 jours après le débarquement sur la Plage de CAVALAIRE, j’ai frappé à la porte à minuit (ayant obtenu la permission sans véhicule, pour tenter de rallier MARSEILLE où je ne savais pas si je retrouverais ma sœur vivante). On m’a gardée pour dormir quelques heures (30 chambres et xx réfugiés) et, à 4 heures du matin, avec une jeep et un officier français, en passant par le Massif de CARPIAGNE (car on se battait encore à St-Marcel), nous avons rallié Marseille où les troupes prenaient d’assaut la Bonne Mère et son Eglise où luttaient encore les Allemands. J’ai enjambé un TABOR marocain avec son fusil-mitrailleur, à plat-ventre, devant la porte de ma sœur que j’ai trouvée vivante chez elle, mais sans sa petite-fille à l’abri, « Aux Oiseaux, dans la région de VICHY…




Odile TINTHOIN-PEREIRA da SILVA


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