Renée Antoine, pionnière de l’ophtalmologie

mercredi 13 février 2013

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Renée ANTOINE est née le 26 juin 1896, à l’HILLIL, un des premiers villages de cette nouvelle France créé 37 années auparavant dans la vallée du Chéliff, en Oranie (Algérie). Sa famille était originaire de Franche-Comté.

C’est toute jeune, alors qu’elle a huit ans, que lui vient l’idée de devenir médecin et de soigner. Elle fréquente le Collège de Jeunes Filles d’Oran (futur lycée Gsell), y passe les deux parties du baccalauréat pour poursuivre ses études à la Faculté de Médecine d’Alger.
Elle se perfectionne en ophtalmologie dans les techniques opératoires des yeux. Elle soutient sa thèse en 1925 et ouvre son cabinet pour les maladies des yeux à Alger. Elle passe ensuite le concours de Chef de Clinique et accède à l’enseignement.

De 1925 à 1930, elle partage son temps entre le service d’ophtalmologie et les consultations gratuites. En 1939, elle est chargée d’assurer la lutte contre les affections oculaires organisées par les pouvoirs publics. 1944 marque le début de la Mission Ophtalmologique dans le Sahara (M.O.S).
Elle part dans le Sud à 42 reprises pour soigner gratuitement les populations souffrant du trachome et d’autres maladies des yeux. Elle était connue comme « la toubiba des yeux ».

Le professeur GOINARD, un de ses condisciples, à l’Internat des hôpitaux d’Alger, la décrivait ainsi :

« Une femme, médecin des yeux, a sillonné le grand désert durant dix-huit années, du M’zab à Tamanrasset, de Tindouf au Fezzan alors sous contrôle français. Sur deux camions spécialement aménagés, quand ce n’était pas en jeep ou en avion, elle allait d’oasis en oasis, dans la maturité de son art et, bien qu ’handicapée d’un genou depuis l’enfance, elle apportait aux ksouriens et aux nomades accourus, tous les soins nécessaires rendant la vue aux aveugles, soulageant les trachomateux, les préservant des plaies cornéennes indélébiles, combattant jusqu’à l’extrême limite de ses forces ces affections oculaires qui sont l’une des pires calamités du Sud et de surcroît elle parle la langue de ses patients mieux qu’eux-mêmes. »

Elle était Officier de la Légion d’Honneur, Chevalier du mérite Saharien et possédait la Médaille d’Or du trachome.

Après l’exode de 1962, le Docteur Renée ANTOINE s’est installée à Aix-en-Provence où elle a exercé une dizaine d’années. Elle est décédée le 21 mars 1988 et repose au cimetière du Grand Saint Jean.


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